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Castel de Navarre : un partenariat fructueux avec la mairie

Jurançon.fr | 13.02.2012 | 12:04:36 . Mis à jour le 13.02.2012 | Consulté 1089 fois

Jean-Guy Maret, directeur du Castel de Navarre, dans la serre de l'établissement. Elle abrite les travaux horticoles des élèves. 

Sur les hauteurs de Jurançon, l’Institut médico-éducatif (IME) du Castel de Navarre déroule ses bâtiments à l’assaut d’une colline abrupte et boisée. Il accueille un public en situation de handicap, léger ou moyen. Nous sommes le plus gros IME du Béarn. 130 enfants et jeunes de 10 à 20 ans, un internat mixte de 58 places, une équipe pluridisciplinaire et dix formations pré-professionnelles. C’est un lieu très demandé, puisque nous comptons 22 jeunes sur notre liste d’attente, détaille Jean-Guy Maret, directeur de la structure depuis trois ans. 
Pétri d’humanité, passionné par son travail et fourmillant d’idées, l’homme est tenaillé par une obsession : ouvrir son établissement vers l’extérieur et casser les nombreux préjugés qui marquent parfois les handicapés au fer rouge. C’est en 2010 que ses projets trouvent un écho auprès de Michel Bernos et son équipe. Martine Lavigne, une de nos éducatrices a emmené, pour la première fois, un petit groupe sur le marché de Noël, place du Junqué. Ils ont vendu des objets qu’ils avaient confectionnés. Ils ont montré à tous que l’on pouvait être handicapé et faire des choses. Pourquoi se cacher ? poursuit le directeur. Depuis les jeunes de l’IME sont devenus des fidèles des marchés exceptionnels bâtis par Cristelle Lurdos, manager de ville, à l’occasion des festivités de la commune (Fééries de Noël, Jurançon vaut bien une liesse…) et échangent avec la population.

Une équipe bienveillante
Autre projet d’envergure : l’accueil de deux-trois stagiaires par an au sein des services techniques de la commune. Et pour certains l’essai est transformé. C’est le cas pour Christophe Prouincailly, passé par l’IME, embauché aux espaces verts en contrat unique d’insertion (CUI) et qui s’apprête à devenir employé municipal, à part entière. Je suis très heureux. L’intégration de Christophe a réussi parce que l’équipe a été bienveillante avec lui. Ces jeunes ont besoin de cadre, de fermeté, mais aussi de beaucoup de considération et de douceur. 
Le Castel de Navarre et la mairie ont posé les fondations de leur entente, facilitée notamment par la présence de Mauricette Hernandez, conseillère municipale, au sein du Conseil de la vie scolaire (CVS) de l’établissement. Il convient maintenant de les approfondir. Un souhait partagé qui devrait se concrétiser par un ou deux nouveaux projets, essence même de ce qui rapproche les différences.

 

La solidarité en action

Dans la nuit du samedi 4 février au dimanche 5 février, 27 enfants vendéens et leurs accompagnateurs ont été hébergés au Castel de Navarre, suite à l’accident de leur bus, survenu à la sortie d’Aubertin. Le groupe était en classe découverte au chalet de Peyranère, à Urdos, structure appartenant aux PEP64, réseau auquel appartient aussi l’IME de Jurançon. 
Lorsque François Marquet, directeur du secteur DEL (loisirs éducatifs) des PEP m’a appelé, je n’ai pas hésité. J’ai demandé à une partie du personnel de revenir le week-end. Tout le monde l’a fait avec plaisir. Le cuisinier est même venu de Sendets avec son fils pour nous prêter main forte. Je tiens à leur rendre hommage ainsi qu’aux pompiers, gendarmes, services de la préfecture… et à tous ceux qui ont effectué un travail merveilleux. Nous n’avons été qu’un maillon de la chaîne, avance modeste, le directeur. 

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Commentaires

  • Jean-Paul FOUCAULT (non vérifié)

    lun, 13/02/2012 - 18:22

    Dans les débuts des années 90, des élèves du Castel faisaient du judo à Jurançon et certains des élèves suivaient les cours communs. Lors des jeux nationaux de sport adapté à Pau, avec l'accord du comité départemental de judo, l'aide de la mairie et de nombreux bénévoles, les compétions de judo se sont déroulés au gymnase municipal. C'est un moment qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.
    J'ai une pensée
    ¤ pour celle qui a enseigné le judo à Ogeu pendant de nombreuses années et qui organisait chaque année un tournoi sport adapté,
    ¤ pour les petits clubs (comme Gan par exemple) qui accueillent des handicapés physiques et/ou mentaux.
    Le sport permet sinon de faire disparaître les préjugés, au moins de les amenuiser.
    J'invite monsieur Maret à se rapprocher du responsable du sport à la mairie de Jurançon et de Mauricette Hernandez qui a œuvré à l'époque sur et autour des tapis de judo.

  • Veronique

    mar, 14/02/2012 - 09:48

    Bonjour
    Merci pour votre intervention. C'est en effet une bonne idée...
    Bonne journée

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