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La chronique de Roland

Jurançon.fr | 16.02.2012 | 10:37:58 . Mis à jour le 20.02.2012 | Consulté 395 fois

Roland Lecoint, amateur de bons mots et de poésie pose un œil avisé et tendre sur Jurançon. Au gré de ses flâneries de promeneur pas toujours solitaire, il glane impressions et sensations qui l’inspirent. Un jeudi sur deux, vous pourrez désormais savourer sa chronique, dans nos colonnes. N’hésitez pas à commenter ses écrits et même, pourquoi pas, à lui suggérer des thèmes d’écriture. Cette semaine Roland a demandé à ses élèves de l'atelier d'écriture "Mots et rabots" d'écrire à propos de l'écriture

Le « jeu » était, là, d’écrire à propos de… l’écriture. Plaisir or not plaisir ? Ce sont les intéressés qui vous le disent eux-mêmes Et ils le disent bien  joliment..

 […]    Plus loin sur cette fabuleuse route qui m'emmenait vers les muses de la poésie, je croisai un jeune aventurier que j'accompagnai dans sa vie de bohème. Ensemble nous étions heureux de vivre cette nouvelle liberté du vagabondage et souvent, tête nue dans le vent, nous partions à travers les champs mener une fugue qui se terminait sous la grande ourse. Oh, combien de fois durant ces lectures mon cœur se remplissait de cette liberté fougueuse dont il devenait ivre. Mon être qui, étant jeune, en avait goûté les délices semblait ressusciter grâce à son Art poétique.

Désormais j'hébergeais en mon cerveau toutes ces muses fantastiques qui m'avaient tant troublé. Et je n'avais qu'une envie, c'était de les retrouver chaque soir. Souvent devant ma page blanche je les attendais avec impatience pour que nous puissions faire d'improbables voyages.

Je voulais que leurs esprits violent mon âme pour libérer, dans un fabuleux orgasme, l'énergie de mon imagination. J'avais cette envie viscérale de fusionner avec la nature toute entière. Je voulais que les mots me donnent le pouvoir de me confondre avec n'importe qui, n'importe quoi.

Car je voulais encore m'allonger avec ma muse sur cet immense hamac doré qui flotte dans le ciel, comprendre la tristesse de ce saule pleureur qui là-bas caresse le ruisseau, prendre la place de cette abeille clandestine qui s'endort dans le calice coloré d'une fleur afin de pouvoir respirer à grande bouffée la fragrance des tulipes ventilées par les pales des moulins et remplacer tous les bâillements si long de l'ennui par les baisers si langoureux de l'amour. […]  Grégor

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Moi, ce que je préfère, c’est jouer avec les mots. Les peser, les étirer, les faire rebondir. Les faire étonner, détoner, et même tonner. J’aime la musique qu’ils ont en dedans et leur couleur aussi. Alors je ne vais pas m’en priver ! Je veux qu’ils filent doux, bien rangés dans mon ordre. Mais souvent, ils éclatent dans un immense et joyeux bordel et moi, je file doux....

C’est justement pour ça que je viens à l’atelier. Pour les apprivoiser. Les mots viennent à moi et je ne sais pas les utiliser à part dans une prose un peu déjantée avec un fond de poésie, des mots rythmés et une belle musique. (quand ils veulent bien !) . Les rimes me font peur, compter les pieds aussi. Ce n’est pas mon langage habituel mais je veux bien l’apprendre quand même car j’aime beaucoup les poèmes ... des autres !.

Souvent, j’écris couchée dans l’ennui de mes insomnies. Dans le noir du désespoir, mon inconscient dicte ses mots. J’écoute en boucle sa chanson, corrige selon l’inspiration. Au matin les mots éclatent et claquent dans ma tête comme les volets qu’on ouvre. Ils insistent pour que je les note et n’ont de cesse que j’ai tout décrypté. Drôle de petit déjeuner !

ça bouillonne, ça éclate, ça bourjoufle, ça glougloute, ça popote, ça s’épaissit et parfois ça attrape. Il manque un trait de citron pour décoller le fond. Parfois ça flambe, parfois c’est du sirop. Toujours peur d’en faire trop. Alors je tranche, j’exprime le suc et pour ça je n’ai pas de truc. Il y en a peu et il faudra s’en contenter jusqu’à la prochaine fournée...

D’autres fois, je dispose des pièges partout dans la maison : petits papiers pliés débutant des poèmes et j’attends patiemment, tissant ma toile que les mots tout seuls s’inscrivent. Travail de fourmi ? chantier d’araignée ? oui, mais ça marche ! Car parfois, en passant, je déplie et joyeusement écris la suite de l’histoire.  […]  Marie

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Les questions que j'ai en tête
Concernent tous ces grands poètes
Comment arriver à de tels résultats ?

Ai-je bien cette capacité en moi ?
J'aimerais savoir comment
Écrire différemment
Explorer d'autres portes de sortie
Diversifier ma poésie.

Si je peux me permettre quelques suggestions
Qui viennent d'une vraie tête de cochon
Il te faudra me pousser dans le derrière
Pour me faire franchir mes barrières
M'emmener encore plus loin
Dans les vers et les quatrains
Me faire découvrir la prose
Me l'apprendre à petite dose.

Pour ce qui est des commentaires
Alors là le travail est à faire.
De la syntaxe à la ponctuation
De la grammaire à la conjugaison.
Je fais beaucoup de répétitions
J'utilise les mêmes sons
Donc si tu peux me conseiller
Ça m'aidera à progresser    Nathalie

Alors, à votre avis ? Et si vous aussi, vous nous écriviez à propos de l’écriture ou de ce que vous en pensez ? Notre atelier « Mots & Rabots » se tient à porte ouverte tous les mercredi soir à 20 heures ; au 56 rue Gal Leclerc à Jurançon. Un petit coup de fil juste avant (06 11 87 42 21) vous assurera la meilleure place (près du radiateur !). Sinon écrivez nous sur parolesdepoetes@yahoo.fr   
Merci d’avance.
Vous pouvez aussi laisser le fruit de votre imagination en commentaire de cet article. 

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